 L'annonce faite par Paul Twomey à l'occasion de la 32ème réunion internationale de l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l'organisme qui gère les noms de domaine au niveau mondial, à fait sensation dans le monde de l'Internet. En effet, dès 2009 chacun pourra créer son nom de domaine, pratiquement sans restriction concernant l'extension finale de celui-ci, comme « .lyon » ou « .proxeem » par exemple. La nouvelle a surpris tout le monde et à fait craindre une pagaille générale. Retour sur cette annonce surprise et explications...
Actuellement environ 250 extensions de noms de domaine sont disponibles : les extensions par pays (.fr, .be, .it, .eu, etc.), les extensions « historiques » (.com, .net, .org, etc.) et enfin les extensions orientées activité (.mobi, .biz, .museum, etc.). A noter que ces dernières, introduites en 2003, ont connus un succès plutôt mitigé. Aujourd'hui, 162 millions de noms sont déposés, ce qui transforme généralement le simple choix du nom de domaine en véritable casse-tête lorsque vous découvrez que celui-ci est déjà réservé. A partir de 2009, il sera donc possible de créer des adresses internet avec l'extension de son choix. Cette ouverture vise à rendre pratiquement infini le nombre d'adresses Internet possibles. Ce qui au départ peut sembler une très bonne idée, peut se révéler assez dramatique pour les propriétaires actuels de nom de domaine qui pourrait se voir dans l'obligation de déposer une myriade de noms complémentaires afin de protéger leur identité et/ou leur marque sur la toile. Les conflits sur les noms de domaines existent déjà et sont même en augmentation. Cette libéralisation totale ne pourra qu'en multiplier le nombre. Sur ce dernier point, la bonne nouvelle semble venir du fait que n'importe qui ne pourra pas déposer n'importe quoi, l'argument massue étant le coût du dépôt. Loïc Damilaville, adjoint au Directeur Général de l'AFNIC, précise qu'entre l'assurance, les frais techniques et la dîme versée à l'ICANN, le coût annuel avoisinera les 100 000 dollars. De plus, « Les candidats devront passer un test en présentant leur business plan et leur programme. Leur capacité technique à gérer un nouveau registre sera également évalué », explique Paul Twomey. Il y aura donc très probablement prochainement des adresses en « .microsoft » ou en « .google », mais certainement pas en « .proxeem » ! ;o) La seule certitude est que cette décision profitera avant tout à l'ICANN qui verra très probablement ses rentrées financières augmenter de manière considérable vu qu'un nombre infini de nouveaux noms pourra donc voir le jour. L'ICANN perçoit en effet une partie du prix du dépôt de chaque nom de domaine... |